![]() La 87e Division d'Infanterie d'Afrique en 1939-1940 |
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Historique Mise sur pied | Organisation | Campagne de France Témoignages | L'Algérie en 1939 | Les "indigènes" dans l'Armée d'Afrique Unités 18e RTA | 287e RALD | 320e RACP | 87e GRDIA | 36e BCC Commémorations et reconstitution Ailette 1940 | France 40
La 87e DIA est mise sur pied en Algérie le 2 septembre 1939 à Constantine, Blida, Miliana, Orléansville (État-major à Maison-Carrée près d'Alger). C'est une division de réserve, qui n'existe pas en temps de paix. Formée à la mobilisation (on parle aussi d'unité "de formation") par dédoublement d'unités d'active du temps de paix, c'est une division de Série A, l'encadrement et le matériel sont à peu près équivalents à celui des unités d'active (les unités de Série B sont créées de toute pièces, les effectifs et le matériel y sont bien souvent incomplets). L'effectif de la 87e DIA est composée à 80 % de réservistes, ce qui en fait une division de troisième catégorie (les unités de 1e et 2e catégorie étant respectivement composées de 50 % et 60 % de réservistes).
Elle comprenait à l'origine notamment le 17e, 18e et 19e Régiments Tirailleurs Algériens qui permute en octobre 1939 avec le 9e Zouaves venant de la 85e D.I.. Le 9e Zouaves (Alger, Aumale, Fort National ; Centre Mobilisateur Afr 5) est une unité d'active appartenant avant la mobilisation en 1939 au 19e Corps d'Armée, Division d'Alger, 1e Brigade d'Infanterie Algérienne, Alger. Les 17e et 18e RTA sont des unités de réserve qui n'existent pas en temps de paix, formés par dédoublement à partir des 1er Tirailleurs Algériens (Blida, Cherchell, Laghouat ; Centre Mobilisateur Afr 5) et 5e Tirailleurs Algériens (Maison-Carrée, Alger, Dellys ; Centre Mobilisateur Afr 1) unités d'active du temps de paix, appartenant avant la mobilisation au 19e Corps d'Armée, Division d'Alger, 5e brigade d'infanterie algérienne. (17e R.T.A., unité de formation ; Centre Mobilisateur Afr 5 du 1e R.T.A., Maison-Carrée, Tizi-Ouzou, 18e R.T.A., unité de formation ; Centre Mobilisateur Afr 1 du 5e R.T.A., Sétif, Bougie, Guelma)
Le drapeau du 9e Zouaves porte en 1939 les inscriptions : Yser 1914, Verdun 1916, Coeuvres 1918, Saconin 1918, Breuil 1918, Montdidier 1918, Berry-au-Bac 1918, celui du 17e R.T.A. : Maroc 1925-1926 et celui du 18e R.T.A. : Levant 1920-1926 (Liban et Syrie à l'époque).
Les 17e et 18e R.T.A. n'auront pas le temps de se doter d'un insigne en 1939-40. La Division regroupe diverses unités provenant de toutes les armes (infanterie, artillerie, cavalerie, transmission, ... v. détail ci-dessous). Dans ces unités, toutes sous commandement français, le pourcentage de soldats nord-africains, désignés par les termes de soldats "indigènes", "arabes" ou "musulmans", est variable : environ 75 % dans les Tirailleurs, 70 % dans les Spahis, 40 % dans l'artillerie, 50 % dans le Génie et les unités du Train, ... Le reste des effectifs est constitué de Français d'Afrique du Nord ou de métropole. Chez les Zouaves, le recrutement est exclusivement français, d'Afrique du Nord ou de métropole.
Organisation de la 87e DIA en mai-juin 1940
Parmi ces unités provenant de toutes les armes, l'infanterie, l'artillerie et la cavalerie jouent un rôle particulièrement actif au combat. Chaque Régiment d'Infanterie de la division (deux de Tirailleurs et un de Zouaves pour la 87e) regroupe en principe trois bataillons, une compagnie de commandement, une compagnie régimentaire d'engins, et une compagnie hors rang, pour un effectif total de quatre-vingts officiers et environs trois mille hommes, 200 voiturettes ou voitures hippomobiles, une cinquantaine d'automobiles et neuf chenillettes, 112 FM, 48 mitrailleuses dont le cas échéant 12 canons antiaériens de 20 mm, 36 lance-grenades ou 144 tromblons VB, 9 mortiers de 60 mm, 8 mortiers de 81 mm et 12 canons antichars de 25 mm. A la mobilisation, l'organisation des Régiments de Tirailleurs étaient légèrement différente (v. page sur les Tirailleurs) Le Régiment d'Artillerie à 3 groupes de canons de 75 ... Le Régiment d'Artillerie à 2 groupes de 155 C est constitué, outre l'état-major de régiment et la batterie hors rang, de deux groupes à trois batteries montées (soit 12 canons par groupe) et une colonne de ravitaillement, soit 20 officiers et 768 hommes par groupe et 47 officiers et 1673 hommes et 24 canons de 155 C pour l'ensemble du régiment. Le Groupe de Reconnaissance de
Division d'Infanterie
(G.R.D.I.),
seule unité de cavalerie de la division, se compose d'un
état-major, un
escadron à cheval, un escadron motocycliste, un escadron
de
mitrailleuses et canons et un escadron hors-rang, soit un effectif
total de 26 officiers 620 hommes et 240 chevaux, 70 autos et 90 motos
ainsi que 24 FM, 10 mitrailleuses, 2 mortiers de 60, 3 canons antichars
et 1 canon d'infanterie ou 1 canon antichars de 25.
La campagne de France
Le Secteur Fortifié de la Sarre, est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Faulquemont à l'ouest et le secteur fortifié de Rohrbach à l'est. Il forme une ligne le long de la frontière allemande, de part et d'autre de la Sarre, de Lelling à Achen (Moselle). Les fortifications du secteur sont particulièrement légères, s'appuyant sur des inondations, on parle de « ligne Maginot aquatique ». Le secteur est sous le commandement de la 4e Armée du Gal Requin. Début mai, la division est relevée par la 82e D.I.A. et la 52e D.I. et envoyée au repos en arrière de la ligne fortifiée dans la région de Dieuze (Moselle), où elle se trouve au 10 mai 1940, date à laquelle elle est en Réserve du Groupe d'Armées 2 (GA 2, gal Prételat) et embarquée en train à partir du 14 mai. Le bruit court qu'elle va prendre part à l'offensive général en Belgique. Elle apprend en route que l'ennemi serait dans la région de Laon, après avoir franchi les Ardennes et ouvert une brêche entre les 9e et 2e armées françaises sur la Meuse. La division est affectée à la 6e Armée Touchon en cours de formation envoyée colmater la brêche entre les 9e et 2e armées. Elle doit débarquer dans la région de Saint-Quentin - Guise. Le 16 mai au matin, elle reçoit l'ordre du général Touchon d'appuyer la 2e D.C.R., rassemblée dans la région Le Nouvion-Etreux, et de contre-attaque les chars ennemis qui progressent de Montcornet vers l'ouest. La Division est encore à cet instant au sud de l'Aisne à 70 kilomètres de là. Dans la journée du 16, les blindés allemands poursuivent en direction de Vervins (6. PzD) et Hirson (8. PzD) tandis que de nouvelles unités arrivent au nord de Laon. Le PanzerKorp Guderian, 1. PzD au sud et 2. PzD au nord, venant de Sedan, établit des têtes de pont sur la Serre à Lugny, Thiernu, Marle et Dercy. La route de Paris est désormais ouverte constate Gamelin qui donne l'ordre de s'opposer à toute extension vers le sud de la poussée ennemie en tenant les ponts de l'Aisne et du canal de l'Oise à l'Aisne. La 6e Armée va finalement établir un front défensif sur l'Aisne et l'Ailette "pour barrer la route de Paris" avec la 4e Division Cuirassée de Réserve du Colonel de Gaulle opérant "seule, en avant, dans la région de Laon" afin de "gagner le temps nécessaire à la mise en place de l'armée Touchon". Ayant parcouru 350 kilomètres jusqu'à Paris et encore 100 jusqu'à l'Aisne, la division débarque au sud de l'Aisne à partir du 16 mai dans la région de Pierrefonds (Oise). Elle découvre là l'ampleur du désatre ; retraite des armées, exode des populations. Le lendemain vendredi 17 mai, le maréchal Pétain, 84 ans, est rappelé au gouvernement et le général Weygand, 73 ans, à la tête des armées, afin d'incarner le sursaut des armées tandis que nos chars contre-attaquent vers Moncornet et que la nouvelle 7e Armée Frère, en cours de constitution avec quelques éléments redescendus des Pays-Bas, arrive sur la Somme et l'Ailette, à gauche de la 6e Armée. Le 17 au matin les ordres de l'armée arrivent : « La 9e armée est. en déroute. Ses éléments dispersés dans un flot de réfugiés s'écoulent vers le Sud-Ouest. Il n'existe aucune unité constituée dans la région. Les ponts de l'Aisne sont surveillés par les officiers du cours d'état-major qui se sont efforcés d'y constituer de maigres noyaux au moyen de fuyards encore armés. La situation est inconnue entre Aisne, Oise et Ailette. Des éléments en retraite donnent les nouvelles les plus extravagantes. Aucun renseignement précis sur l'ennemi. Seule l'apparition fréquente d'avions qui bombardent Compiègne sans arrêt depuis quarante-huit heures semble indiquer son approche. » La division
est rattachée à
la 7e
Armée du Gal Frère le 18 mai et fait
mouvement vers l'Ailette à la
jonction des 6e et 7e armées. Le front de la division
s'étend alors
sur près de 15 kilomètres. Selon les manuels, une
D.I. tient
défensivement sur 6 kilomètres d'une position
organisée. Dans le cas
présent, il n'y a que peu de positions
organisées, pas de tranchées,
pas d'aviation, pas même l'avion de reconnaissance
divisionnaire de la
grande guerre. Carte L'infanterie de la 87e DIA est établie sur le canal de l'Ailette depuis l'Oise ; 18e RTA : quartiers de Manicamp, Besmé, St-Paul-aux-Bois, 9Z : quartiers de Trosly-Loire, Guny, Pont-St-Mard, 17e RTA : quartiers des Vallées A la fin mai, la 87e Division repasse à la 7e Armée. Désormais rattaché à la VIIe Armée, le secteur de la 87e DIA a été étendu à gauche jusqu'à l'Oise exclue (23e DI, VIIe Armée au delà) et ramené à droite au pont de la Vallée inclus (au delà, c'est la 7e DI rattachée à la VIe Armée). Le secteur de la division est
divisé en 3 sous-secteurs ; Le IIe Bataillon du 17e RTA est en réserve de division à Camelin et le Fresne : 7e Cie aux Points d'Appui de ces deux villages, 5e Cie prête à soutenir les Tirailleurs, 7e Cie les Zouaves. Dans la nuit du 3 au 4, la 72.Inf.Div. relève les chasseurs de montagne. L'attaque
allemande C'est le début d'un long périple.
Combats sur l'Aisne Le
7, la Division se replie au sud de l'Aisne et combat, le 8, aux
lisières nord des forêts de
Villers-Cotterêts, de
Montigny-Lengrain. Le 9, les combats se livrent à Chelles,
à la ferme de Pouy, à Roye-Saint-Nicolas,
à
Taillefontaine (Aisne). Le 10, repli sur la Gergogne, combats
à
Crépy-en-Valois. Le 11, repli sur Bouillancy (sud de
l'Oise), et
Vincy-Manoeuvre (Seine & Marne), au nord-est de Paris (En repli
au
cours de la nuit, la 87e DIA rejoint dans la matinée ses
positions sur la ligne Chauvineau (secteur Est) avec la 11e DI
encadrées par les 7e DINA et 3e DLI. Ils trouvent sur place
des
éléments de l'armée de Paris dont des
artilleurs
de marine qui sont intégrés au dispositif. La 87e
se
porte en réserve dans la région Nord d'Etrepilly
(Seine
& Marne, en direction de Meaux). Le 12, passage au sud du
Grand-Morin.
Les tirailleurs rembarquent à Marseille le 7 août 1940, les Zouves le 9.. L'Ouest-Eclair du 11 août 1940 publie une liste des centres de repli des régiments et formations militaires indiquant : 17e RTA à Eguzon. (Creuse) et 18e RTA à Saint-Sever-sur-Indre et La Châtre (Indre). La Division reçoit le 2 septembre 1940 une Citation à l'ordre de l'Armée :
Le 9Z et le 2e groupe du 87e RAA sont également cités à l'ordre de l'Armée.
Uniformes et équipements
Les effets de toile (bourgeron et pantalon) portée en Afrique sont quant à eux abandonnés au profit des effets des troupes métropolitaines. En 1939, capote croisée modèle 20, vareuse modèle 20 ou 20-35 et pantalon modèle 22 pour les hommes non montés, manteau modèle 20, 20-26 ou 20-35, vareuse modèle 20 ou 20-35 et pantalon modèle 22 ou 33 serré sous le genou pour les hommes montés. Les pattes de collet sont en drap kaki avec numéros bleu foncé et soutaches bleu ciel chez les Tirailleurs, numéros et soutaches garance chez les Zouaves, en drap garance avec des numéros bleus dans l'artillerie, ... Au printemps 1940, les effets d'habillement modèle 38 rares à la mobilisation sont largement en service, surtout le pantalon golf dont la production a été intensive durant l'hiver. La capote à un seul rang de bouton, le manteau pour troupe montée ou la vareuse modèle 38 nettement moins fabriqués équipent rarement les corps de troupe de manière homogène. La plupart en reçoivent, mais seulement à titre de remplacements partiels des effets des anciens modèles qui ne manquaient pas à la mobilisation. La 87e DIA a reçu en février 1940 le rare équipement modèle 1935. Principalement affecté à l'infanterie, ses faibles cadences de production ne permettent pas, loin s'en faut, de remplacer les équipements de l'ancien modèle qui continuent d'être le lot quotidien de bien des unités de l'armée française. De surcroît, l'équipement modèle 1935, dont les cartouchières sont conçues pour les lames-chargeurs de 7,5 mm du MAS 36, est dans de nombreux cas distribué à des unités dotés d'un armement en 8 mm Lebel. Le fusil MAS 36 est en effet encore plus rare que l'équipement modèle 35 qui est distribué à la cavalerie encore équipée de cartouchières modèles 16 !
Armement
Le mythique fusil MAS 36 (102 cm / 4,020 kg / magasin 5 cartouches cal. 7,5 mm) est en réalité assez rare. La majorité de l'infanterie est équipée du fusil 8 mm Berthier modèles 1907M15 ou 1916 (130,6 cm / 4,290 kg / magasin 5 cartouches), surnommé "canne à pêche" tandis que les autres armes se partagent les moins encombrants mousquetons d'artillerie 8 mm Berthier modèles 1892 ou 1916 (94,5 cm / 3,405 kg / magasin 5 cartouches) et le Lebel modèle 1886 M 93 (130,7 cm / 4,415 kg / magasin 8 cartouches).
Même variété pour les armes de point ; pistolets automatiques 7,65 mm Ruby 1915, Star 1917 et modèles du commerce ou plus rarement modèles 1935 A et 1935 S, revolvers 8 mm modèle 1892 ou 11 mm modèles 1873 et 1874 ressortis des stocks pour équiper l'artillerie et le train notamment. La situation est bien meilleure pour ce qui est des armes collectives. Le fusil-mitrailleur de 7,5 mm modèle 1924 M 29, dont la production a été importante depuis 1930, équipe l'ensemble des troupes à l'entrée en guerre, comme la mitrailleuse de 8 mm Hotchkiss modèle 1914, dont les stocks étaient considérables en 1939.
Annuaire alphabétique des officiers subalternes, supérieurs et généraux de la 87e division d’infanterie d’Afrique du 03/09/1939 au 25/06/1940
Les américains ... Fin mai 1940, après la perte à Dunkerque des meilleures unités motorisées alliées, la France conserve l'espoir ultime de contenir l'ennemi sur la modeste coupure Somme-Aisne. Les unités reconstituées et rééquipées tout début juin le sont pour le matériel automobile en partie grâce au reliquat des commandes américaines de septembre 1939. Les commandes à l'étranger sont au début de la guerre strictement limitées à des achats ponctuels destinés aux secteurs les plus déficitaires du plan de mobilisation ; camions bâchés, moto sides, GMC pour la cavalerie, porte-chars, ... - camions bâchés - moto sides : Indian 340 B 2.000 livrés - GMC pour la cavalerie spécification correspondant au Renault ADH bâché 1936 - porte-chars
Un épisode du livre de Morvandiau évoque les combats de la 87e DIA sur l'Ailette. D’Algérie par Morvandiau
Ce livre est
coédité par l'œil électrique
éditions et Maison rouge. Témoignages Le soldat Marcel ISMAN ... La campagne de France Lors de la Seconde Guerre mondiale, comme tous les hommes de sa génération de sa petite patrie, quelle que fut leur origine, Marcel Isman (1906-1996) devra s'arracher par deux fois à son foyer : en 1939 pour défendre la grande patrie ; en 1942 pour la délivrer. Mais, alors que tant d'entre eux ne revinrent pas ou rentrèrent profondément atteints dans leur chair, il eut le bonheur de rejoindre intact, son épouse et sa petite fille malgré deux campagnes passées au front. Mobilisé en qualité de sous-lieutenant au 17e R.T.A. qui, avec le 18e, le 9e Zouave et le 87e R.A. constitua la 87e Division d'Infanterie Africaine, il n'oubliera jamais l'excellent moral et la soif de victoire qui régnaient dans cette grande unité. Le moral sera soumis à rude épreuve durant les huit mois de passivité de la « drôle de guerre » passés entre la ligne Maginot et la Sarre dans une région entièrement évacuée au cours du précoce et terrible hiver 1939-1940. Aubépines et mirabelliers fleurissaient enfin la Lorraine, lorsqu'un beau matin du mois de mai, explosa la bataille. Quittant rapidement son secteur, la 87e D.I.A. fut mise en place entre l'Ailette et l'Aisne pour, au sein de l'armée Requin, barrer à l'ennemi la route de Paris. Promu lieutenant, Marcel Isman assurera, à motocyclette, sans moyen radio ni autre, durant toute la campagne, la liaison entre son régiment et le commandement de l'Infanterie divisionnaire. Engagée début juin, la bataille du canal de l'Ailette fut d'une violence extrême. Malgré son écrasante supériorité en moyens, l'allemand paya le prix fort face aux Zouaves et aux Tirailleurs. Il ne l'oublia pas. L'armistice signé, un colonel de la Wehrmacht tint à rencontrer sur la ligne de démarcation, le chef du 9e Zouave pour le féliciter. En pleine bataille de l'Ailette, la 87e D.I.A. avait, il est vrai, été confiée à un nouveau chef qui avait pour nom Henri Martin. Général d'une qualité exceptionnelle, Henri Martin saura diriger une retraite en bon ordre, sans jamais rompre le combat, malgré la masse de civils qui fuit, l'armée métropolitaine qui se défait sous les coups des stukas, maîtres du ciel uniformément bleu de l'été 1940. Les faits d'armes de la division sont multiples. Marcel Ismam évoquera souvent son camarade Aumeran bloquant quarante-huit heures durant, l'ennemi sous le feu de ses mitrailleuses. La défaite fut enfin consommée. La 87e D.I.A. avait bien mérité de la patrie. Le 9e Zouave et le 17e R.I.A. avaient perdu la moitié de leurs effectifs. Et, le 14 juillet 1940, ce sera une foule reconnaissante et chaleureuse qui applaudira dans Châteauroux les rescapés défilant derrière leur général. Un dernier souvenir marquera le lieutenant Ismam avant le retour à Alger. Le général Weygand est au milieu d'eux. Son « adieu » est en réalité un « au revoir ». Il ne faut perdre ni confiance, ni courage, surmonter la défaite et, tout comme lui, se préparer à reprendre le combat. Quelques mois plus tard, ce grand soldat, devenu gouverneur de l'Algérie, entreprendra, à la barbe des commissions ennemies, de reconstituer clandestinement l'armée d'Afrique, de stocker le maximum d'armes, malheureusement légères et anciennes. Rappelé en métropole, puis déporté, Weygand n'aura pas le bonheur de reprendre lui-même le combat. La campagne de Tunisie Ce sera la lourde tâche de l'armée d'Afrique en novembre 1942. S'ils débarquent en Algérie et au Maroc, les Alliés négligent la Tunisie. Les Allemands en profitent, arrivent en force, occupent Tunis. Ils s'unissent à Rommel qui, au sud, a replié les rescapés de l'Afrika Korps et s'élancent en direction de l'Algérie. Hâtivement mobilisée, l'armée française d'Afrique est immédiatement jetée dans la bataille. Sa mission : interdire à l'ennemi le territoire algérien, permettre aux Alliés, hors d'état d'intervenir, de rassembler des forces suffisantes. C'est au sein du 1er R.T.A. que le lieutenant Isman va participer à la campagne de Tunisie, cette campagne maintenant oubliée, frappée de plein fouet sous les rafales de neige et les trombes d'eau, par les coups de boutoir d'un ennemi qui veut, à tout prix, déboucher dans le Constantinois. Attaques et contre-attaques se succèdent sans interruption. L'armée d'Afrique s'accroche, ne plie pas. La dernière offensive allemande sera la plus terrible. Une masse de chars attaque la division d'Alger. Tébessa est menacée. Rommel n'ira pas plus loin. Le froid a cédé la place à une chaleur accablante. Américains et Anglais ont rejoint l'armée française d'Afrique. Ils sont maîtres du ciel. Leur armement est moderne. Malgré les terribles champs de mines, le 1er R.T.A. remonte la dorsale tunisienne et fait flotter les trois couleurs sur le Djebel Zaghouan. Les troupes de l'Axe capitulent. Et, le 20 mai 1943, l'armée de Juin défilera dans Tunis sous un soleil torride, en capote de drap et bandes molletières bien serrées au-dessus des souliers cloutés, portant sur l'épaule le fameux « Lebel 1886 » modifié 93, devant les généraux alliés dont elle a conquis l'admiration au prix de 11000 morts et de 7500 blessés. Sans contestation possible, l'armée française d'Afrique a effacé, lavé, la déroute de 1940 ! Appelé, titulaire de deux campagnes, le lieutenant Isman n'est pas intégré dans le corps expéditionnaire qui se couvrira de gloire en Italie. En sa qualité d'ingénieur, il est transféré dans le service du matériel et chargé de créer une compagnie qui formera chauffeurs et dépanneurs pour l'armée d'Italie. Il saura transformer des centaines d'appelés, ruraux pour la plupart, en techniciens compétents de ce matériel américain qui équipe enfin l'armée française. C'est avec les galons de capitaine, la Légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945 qu'il quittera l'uniforme, la paix enfin revenue. ... Extrait d'un article de Pierre Faquin / Crédit L'Algérianiste N° 96 décembre 2001 - http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/isman.html CANERI Antoine Né le 1er mai 1911 à Bougie, Antoine-François Caneri était fils d'officier et fut élève du lycée Gouraud de 1922 à 1928 pendant que son père tenait garnison au Maroc. Rentré en Algérie quand son père y fut affecté de nouveau, il termina au lycée Bugeaud ses études secondaires et fut reçu en octobre 1930 au concours d'entrée de l'Ecole supérieure de commerce d'Alger. Il en sortit diplômé en 1933. Franc et loyal, de caractère enthousiaste et dynamique, Caneri avait été pendant toutes ses études un sportif ardent et fougueux, pratiquant le football et l'athlétisme à l'Olympique Marocain durant son séjour à Rabat, puis équipier du Racing Universitaire Algérois pour les mêmes sports et le baskett. Plus tard lorsqu'après son service militaire il sera jusqu'à la guerre sous-directeur d'une usine importante près d'Alger, la voile deviendra son sport favori ; il participera alors avec son « Star » à de nombreuses compétitions. Mais survient la guerre et c'est un champ nouveau, à la mesure des exceptionnelles qualités morales d'Antoine Caneri, qui s'ouvre devant lui. Le 28 août 1939, il est mobilisé comme sergent-chef au 29e Zouaves à Fort National. Apprenant que ce régiment ne quittera pas l'Afrique, Antoine Caneri ne peut admettre de rester loin du combat et il obtient d'être affecté au 9e Zouaves qui va partir en France. Il embarque à Bizerte le 5 novembre 1939. En mars 1940, se trouvant près de Sarreguemines sur la Blies, il est volontaire pour les groupes francs et il reçoit enfin le baptême du feu le 7 mars ; dès lors toujours prêt pour les missions dangereuses, il effectue de nombreuses patrouilles de nuit au cours des 63 jours qu'il passe en première ligne et il est nommé chef de section. Mais l'offensive allemande fait transférer son unité sur le front de la Somme ; le 18 mai il est avec son régiment sur l'Ailette, le 21 et 23 mai, il repousse de violents coups de mains ennemis à Guny. Le 5 juin, à Guny encore, il est blessé deux fois ; mais il refuse d'être évacué et reste au commandement de sa section. Blessé une troisième fois, l'ordre de repli lui parvient : il le transmet à ses hommes mais refuse de se laisser emporter pour ne pas entraver leur marche et il meurt sur le champ de bataille des suites de ses blessures. Voici le texte de la magnifique citation à l'Ordre de l'Armée qui relate la fin héroïque d'Antoine Caneri : « Sous-officier ayant fait preuve en toutes circonstances de courage et d'abnégation, galvanisant ses hommes par son sang-froid absolu et son parfait mépris du danger. A repoussé de violents coups de mains ennemis à Guny les 21 et 23 mai 1940. A trouvé une mort glorieuse le 5 juin alors qu'il menait en brave une lutte désespérée au milieu de ses hommes contre un ennemi très supérieur en nombre ». Inclinons-nous bien bas. Ce sont de tels sacrifices qui, lors de la tragique débandade de juin 1940, ont sauvé l'honneur des armes françaises et forcé le respect de l'ennemi. Mais pour nous, Français d'Afrique du Nord, ils ont une valeur plus précieuse encore car ces morts héroïques nous ont laissé en confidence le grand secret de la campagne de 1940 : c'est d'Afrique que viendrait le salut ; c'est en terre d'Afrique que l'on retrouverait les dignes émules de ceux qui, blessés à mort restaient sur le sol français pour annoncer la moisson de héros qui allait se lever avec l'année 1943. Morts du Pentano, de la Mainarde et du Belvédère, héros de Pico et de la terre toscane, combattants de Provence et d'Alsace c'est le sacrifice de vos camarades nord-africains comme François Caneri qui, vous a montré la voie. Dans vos victoires vous n'avez jamais oublié ceux de l'année quarante ; et c'est avec eux, tous ensemble, que vous avez défilé le long des palais de la Ville Eternelle, aperçu les tours de Florence sur la ligne de l'horizon toscan, débarqué, avec quelle émotion parmi les paysages lumineux de la côte provençale, libéré l'Alsace et franchi le Rhin pour terminer en terre germanique la première épopée authentique de la jeunesse française d'Afrique du Nord. Livre d'Or du Lycée Goureaud (Rabat) http://www.lyceefr.org/aaegd/gouraud/livredor/livredor.htm Djilali
tirailleur algérien Le
grand-père est mort français, le 25 mai 1940, le
petit-fils arrive étranger, sans que ni l’un ni
l’autre ne l’aient voulu, sans que ni
l’un ni l’autre ne l’aient compris. Jean-Marie Lamblard http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2176 Quand des Algériens libéraient la France ... ... après 1914-1918 et le sacrifice de tant d'Algériens pour la victoire, c'est une armée d'Afrique, composée de deux tiers de Maghrébins et d'un tiers de pieds-noirs, qui combattit les armées allemandes, d'Alger à Berlin, apportant une contribution décisive à la victoire des Alliés. Des milliers d'Algériens y laissèrent leur vie, d'autres combattirent avec un courage exemplaire - à l'instar de Ahmed Ben Bella, à Monte Cassino - pour libérer la France. Une France dont ils attendaient qu'elle se comporte ensuite, en Algérie, en champion de la justice et de la liberté et qui leur répondit, le 8 mai 1945, par les massacres de Sétif et de Guelma ! Comment s'étonner alors que tant d'Algériens combattant à nos côtés en 1944 aient pu se retrouver, dix ans après, dans les premiers maquis du FLN ! C'est à tous ces Algériens qui contribuèrent à sa libération que la France rendra hommage le 15 août 2004, sur les plages de Provence ... Georges Morin, Article paru le 12 août 2004 dans El Watan (Extrait)
L'Algérie en
1939 Dans cette belle contrée de 2.205.000 km², peuplée de 6,2 millions d'habitants (chiffres de 1936, la métropole compte alors 41,9 millions d'habitants), 830.000 français ou naturalisés, installés pour certains depuis plusieurs générations, dont une importante communauté juive, et des européens (Espagnols et Italiens principalement), vivent en harmonie avec 5,4 millions "d'indigènes" Arabes, Berbères, Maures et Noirs, essentiellement employés dans l'agriculture. On distingue en Algérie 3 régions naturelles : au nord le Tell, où se concentrent les 3/4 de la population, région de culture entre la Méditerranée et l'Atlas (vignobles, qui occupent 400.000 ha des 600.000 ha de bonnes terres (le vin constitue plus de 50% des exportations), céréales, orangers, cotons, oliviers, ...), au centre les hauts plateaux de l'Atlas (alfa, dont on fait du papier, des tapis, etc, pâturages) au sud le Sahara et ses oasis (dattiers, ...). Faisant partie du territoire national, l'Algérie élit ses députés et possède les mêmes institutions que la métropole, plus un Gouverneur Général. Ce que ne disent pas les manuels de l'entre-deux guerres, c'est que seuls les français ont accès aux droits civiques nationaux, ils sont les principaux propriétaires fonciers, occupent l'essentiel des postes de pouvoir, ... On a en effet vite oublié après 1870 les bureaux arabes, dans lesquels des officiers de l'armée française jouaient le rôle de juges, de percepteurs des impôts, ... Beaucoup d'entre eux considéraient avoir une mission civilisatrice et leur but était d'apporter le progrès et l'émancipation aux indigènes. De ce fait, les officiers des bureaux arabes défendaient souvent les intérêts des indigènes contre les européens de plus en plus nombreux à s'installer en Algérie pronant une politique de cantonnement des musulmans privés des meilleures terres. L'opposition croissante entre les bureaux arabes et les colons va entrainer la disparition de ses bureaux, symbolisant en 1870 la politique de Napoléon III, qui ira jusqu'à affirmer : "Il faut cantonner les européens et non les indigènes". Suite à la conquête de 1830, l'Algérie est officiellement annexée à la France par l'ordonnance royale du 24 février 1834 et les "indigènes musulmans d'Algérie" deviennent sujets français. Pour autant, ils n'ont pas la nationité française, ils ne sont pas citoyens français. Le Sénatus-consulte du 14 juillet 1865 sur l'état des Personnes et la Naturalisation en Algérie décrète les indigènes musulmans français, néanmoins ils continueront à être régi par la loi musulmane, ils peuvent être admis à servir dans les armées, être appelés à des fonctions et emplois civils en Algérie, être admis sur leur demande, à jouir des droits de citoyen français; il sont régis dans ce cas par les lois civiles et politiques de la France. Les décrets
Crémieux du 24 octobre 1870 déclarant
citoyens
français les israélites indigènes de
l'Algérie (n° 136) fixent les conditions
de la
Naturalisation des Indigènes musulmans et des
Étrangers
résidant en Algérie (N°137).
Relèvent
également de textes spécifiques les conditions
d'admission de service et d'avancement des indigènes
musulmans dans les armées, les fonctions
et emplois
civils auxquels les indigènes musulmans peuvent
être
nommés en Algérie, ... Dans leur immense majorité, les indigènes musulmans n'ont pas la qualité de citoyen français mais possèdent un statut particulier "l'indigénat" ; ils relèvent de la loi coranique et non du code civil français, sans échapper totalement à la loi pénale française, qui prévoit pour eux des infractions spécifiques : réunion sans autorisation, acte irrespectueux, ... Le droit de vote des musulmans est limité : ils ne prennent pas part à l'élection des députés (réservé aux français) mais participent notamment à l'élection du collège musulman des conseils municipaux ; ce collège ne représente cependant qu'un tiers du conseil depuis 1919 (1/5 avant) alors que la population musulmane est démographiquement majoritaire (plus de 80 % de la population en 1936). Les "indigènes juifs d'Algérie" sont pour leur part citoyens français depuis le Décret Crémieux de 1870 (il est vrai qu'ils n'étaient alors que 35.000) tandis que les étrangers encouragés le deviennent à la naissance avec la loi de 1889 établissant le droit du sol, mais ce texte ne s'applique pas aux musulmans pour qui la République a instauré une procédure de naturalisation spécifique impliquant notamment renonciation à suivre la loi coranique. Les autorités locales traînent en outre souvent des pieds afin de compliquer la tache aux musulmans candidats à la naturalisation française. Lors des réformes engagées après la première guerre mondiale, Lyautey qui suit les négociations note : « Je crois la situation incurable. Les colons agricoles français ont une mentalité de pur Boche, avec les mêmes théories sur les races inférieures destinées à être exploitées sans merci. » (cité par Patrick Weil, Qu'est-ce qu'un Français, Grasset, 2002). En 1936, le Front Populaire prépare un projet de loi (Blum-Viollette), visant à ce que des musulmans puissent devenir citoyens français tout en gardant leur statut personnel lié à la religion. Le projet se heurte à l'hostilité des, français d'Algérie, affirmant que si ce projet passait, le corps électoral français pourrait se retrouver en minorité dans certaines communes algériennes, ce qui donnerait comme résultat l'accession d'un maire et d'un conseil municipal musulman dans ces mairies, ce qui pourrait mettre en danger selon eux, la souveraineté française dans ce pays . Après la défaite de 1940, lorsque l'empire devient un enjeu majeur pour l'avenir de la France, Vichy prévoit la mise en place sa politique de redressement nationale en Algérie, statut des juifs compris. Le Préfet d'Alger, Pierre Pagès, note à cette époque : "Tout date ici de la conquête et rien ne témoigne ici de la fusion des deux communautés" ... " On peut s'interroger sur l'avenir de l'Algérie quand on constate que le moindre emploi administratif est tenu par un breton ou un corse et pas un seul garde-barrière n'est musulman." L'oeuvre de Vichy est interrompue par le débarquement allié de novembre 1942. Le statut des "indigènes", qui contribueront une nouvelle fois à la défense de la mère patrie, évoluera à la fin de la seconde guerre mondiale; suppression des infractions spécifiques par ordonnance du 7 mars 1944, nationalité française pleine et entière par la loi du 7 avril 1946, principes d'égalité politique et d'accès aux emplois de la fonction publique par la loi du 20 septembre 1947, portant statut organique de l'Algérie. Mais l'application dans les faits ne sera pas effective avant 1962. Il est vrai qu'en 1954 encore 94% des hommes et 98% des femmes sont illettrés en français et seulement 1 garçon sur 5 et 1 fille sur 16 sont scolarisés. La musique d'Alger Au début du XXe siècle, époque de Cheïkh Nador (1874-1926), on écoute à Alger le Medh (ancêtre du Chaâbi), qui est un chant religieux, et l'Aroubi, un genre musical populaire très élaboré, qui puise ses modes dans la musique arabo-andalouse. Il y avait une pléiade d'artistes Meddah (interprète du Medh) tels que Mustapha Driouèche, Kouider Bensmain, El Ounas Khmissa, Mohamed Essafsafi, Saïd Derrar (le concurrent de Cheïkh Nador), Ahmed Mekaïssi, Saïd Laouar, Mahmoud Zaouche. Ces pionniers sont moins connus car ils n'ont pas enregistré de disques et on n'a retenu de leur art que quatre enregistrements de textes " profanes" du meddah Malek Saïd, qui datent de 1924. Le Medh, était confiné dans la casbah d'Alger, surtout dans les fumeries, puis peu à peu les artistes ont commencé à se produire dans les cafés arabes d'Alger. M'hammed El Anka (1907-1978) n'était encore qu'un gamin quand Cheïkh Nador l'a pris dans son orchestre. À la mort de ce dernier, El Anka prend le relais de son maître dans l'animation des fêtes familiales. El Anka a incontestablement donné une nouvelle impulsion au Medh. C'est lui qui a introduit dans les orchestres du Medh le mandole typiquement algérien, que nous connaissons aujourd'hui. En 1928, la maison de disques Columbia lui enregistre 27 disques (78 tours) et il prend part à l'inauguration de la Radio PTT Alger. Ces deux événements l'ont propulsé au devant de la scène. El Anka était désormais devenu le promoteur du medh. Les années trente (1930) ont vu l'émergence d'autres interprètes de talent tels que Hadj M'Rizek, Hadj Menouar et Khélifa Belkacem. En 1946, El Boudali Safir, directeur littéraire et artistique de Radio Algérie pour les émissions en langues arabe et kabyle, a donné au Medh le nom de Chaâbi, "populaire en arabe, mais ce n'est qu'après l'indépendance de l'Algérie qu'il a pris la dénomination officielle de Chaâbi. Le mot fait son entrée dans le dictionnaire français grâce à la reprise de la chanson des années 70 Ya Rayah de Dahmane El Harrachi (1926-1980, du nom arabe de Maison-Carrée) par Rachid Taha. D'après Le
Chaâbi
algérien - Wikipedia
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